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La plasticité cérébrale 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la capacité du cerveau à remodeler les branchements entre ses neurones par formation ou disparition de synapses. Elle est à la base du processus de mémoire et d’apprentissage, mais intervient également parfois pour compenser les effets de lésions cérébrales en aménageant de nouveaux réseaux. Ces modifications locales de la structure du cerveau dépendent de l’environnement et lui permettent de s’y adapter.

La construction du cortex débute au stade embryonnaire de l’être humain. Son développement continue au cours de sa croissance et n’acquiert une organisation fixe qu’à l’âge de 10 ans. Mais cette organisation corticale est susceptible de se modifier suivant des conditions environnementales.  Ces modifications structurales et fonctionnelles sont ce qu’on appelle la plasticité cérébrale.

Ce phénomène de remodelage cérébral permet l'adaptation d'un individu à son milieu de vie. Chez l'adulte,  la reconstruction cérébrale est maintenue. Des modifications des représentations corticales peuvent résulter de diverses causes :

 

 

 

-          L'entraînement et l'apprentissage :

Chez un violoniste droitier s’entraînant régulièrement, l’imagerie cérébrale révèle par rapport aux non violonistes une extension de la représentation corticale des doigts de la main gauche sauf celle du pouce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De même, après avoir entraîné un singe à se servir d’un doigt particulier pour exécuter une tache qu’il répète des milliers de fois, on constate que la représentation fonctionnelle de ce doigt s’étend au dépens de celle des autres doigts.

Finalement, on remarque que les images par ordinateur du cortex somésthésique     (somatosensoriel) d'une rate non allaitante (18 jours après la mise bas) et d'une rate allaitante (19 jours après la mise bas) montrent la superficie corticale activée par stimulation de la région mammaire due a l’allaitement continu.

 

Rate non allaitante

Rate allaitante

 

 

 

      -   La perte ou de la dinervation des membres.

 

     Des personnes non-voyantes de naissance présentent au niveau du cortex visuel des modifications. Le cortex est en effet mis a profit pour d'autres fonctions sensorielles

comme le toucher par exemple

    

 

 

      De plus,  chez un rongeur auquel on a arraché des vibrisses, une réorganisation des neurones  est bien discernable :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Finalement, après une amputation à la suite d’un accident ou d’une opération, presque tous les patients ont l’illusion que le membre amputé est toujours présent. Ceci montre qu’entre autres, les neurones corticaux qui traitent les informations somatosensorielles ne sont pas inactifs en l’absence des stimilus périphériques. Un réarrangement corticale se produit et est a l’origine d’une réorganisation des perceptions.    

 

Tous les cerveaux sont modifiés au cours de la vie due à de nombreux facteurs environnementaux. Cependant, la structure d'ensemble est la même chez tous les humains: les mêmes aires spécialisées (visuelles, olfactives, somatosensorielles, etc.) existent aux mêmes emplacements relatifs. Ceci permet de confirmer l'existence d'une unité du cerveau humain établies par l'expression de milliers de gènes, bases de l'être humain. C'est ce qui constitue la mémoire génétique. Or cette mémoire est en évolution continue suivant l'expérience vécues par l'individu, donc l'organisation cérébrale est propre a chacun de nous. C'est la mémoire individuelle, influencé par le mode de vie et l'environnement, qui est le support de nos comportements personnels.

Notre phénotype comportemental perceptif dépend de l’activité de zones particulières du cerveau : le monde est donc une création de notre cerveau. Ce phénotype comportemental, ou le système nerveux est impliqué, dépend donc du génome (mémoire genetique) et de l’environnement (mémoire individuelle). Il évolue tout au long de la vie par suite de l’interaction permanente de l’organisme avec le milieu dans lequel il vit. Cette  interaction permanente est à l’origine de l’identité biologique de l’individu.